Le « cloud computing » (en français « informatique en nuage » ou « informatique dans les nuages ») est, selon la définition officielle de la Commission générale de terminologie et de néologie, un « mode de traitement des données d’un client, dont l’exploitation s’effectue par l’internet, sous la forme de services fournis par un prestataire » (Journal Officiel du 6 juin 2010).
La notion est en réalité moins claire (pour ne pas dire plus « nébuleuse ») que cette définition le laisse penser.
Tout d’abord, cette définition ne comporte pas de référence à la notion même de « nuage » : un « cloud » est un ensemble de serveurs en réseau (incluant des systèmes d’exploitation et des logiciels), installés dans un datacenter, qui exécutent les traitements et stockent les données. Tout traitement de données dont l’exploitation est fournie via internet par un prestataire de services informatiques ne relève donc pas nécessairement du cloud computing, contrairement à ce que laisse entendre cette définition officielle (par exemple une application hébergée sur un serveur unique du prestataire et accessible au moyen d’un navigateur n’est pas « dans le cloud » à proprement parler). En d’autres termes, les notions de SaaS et de cloud computing sont étroitement liées mais ne se confondent pas : tout service SaaS n’est pas dans le cloud et réciproquement tout service cloud n’est pas un service SaaS, contrairement à une idée répandue.
Par ailleurs la Commission générale de terminologie et de néologie précise, dans une note, que « l’informatique en nuage est une forme particulière de gérance de l’informatique, dans laquelle l’emplacement et le fonctionnement du nuage ne sont pas portés à la connaissance des clients », ce qui n’est pas toujours vrai : ce dernier critère n’est exact que dans le cas d’un « cloud public », par opposition aux clouds privés :